Chaque année, le magazine américain Forbes publie le classement très attendu des sportifs les mieux payés de la planète. La méthode est toujours la même : additionner les revenus sur le terrain (salaires, primes, gains de tournois) et les revenus hors terrain (sponsoring, image, investissements, parts dans des marques) sur une période de douze mois. Tous les montants cités ici sont des estimations Forbes, jamais des chiffres officiels communiqués par les clubs ou les athlètes eux-mêmes. Ils servent d’ordre de grandeur, pas de relevé bancaire.
Dans cet article, nous passons en revue les dix sportifs en tête de l’édition 2025, puis nous remettons en perspective quelques grandes figures historiques du classement. L’objectif : comprendre où va l’argent du sport, et pourquoi certaines disciplines paient mieux que d’autres.
Une précision utile avant d’entrer dans le détail : un classement des revenus n’est pas un classement de la valeur sportive. Le plus titré n’est pas forcément le mieux payé, et l’inverse est tout aussi vrai. Ce que ce palmarès raconte, c’est avant tout l’économie du sport de très haut niveau — la manière dont les ligues, les diffuseurs et les marques se partagent une cagnotte qui n’a cessé de grossir ces dernières années. Les sommes en jeu donnent le vertige, mais elles s’expliquent par des audiences mondiales et des droits télévisés en hausse quasi continue.
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| # | Sportif | Discipline | Revenus estimés |
|---|---|---|---|
| 1 | Cristiano Ronaldo | Football | ~ 275 M$ |
| 2 | Stephen Curry | Basket (NBA) | ~ 156 M$ |
| 3 | Tyson Fury | Boxe | ~ 146 M$ |
| 4 | Dak Prescott | Football américain (NFL) | ~ 137 M$ |
| 5 | Lionel Messi | Football | ~ 135 M$ |
| 6 | LeBron James | Basket (NBA) | ~ 134 M$ |
| 7 | Juan Soto | Baseball (MLB) | ~ 114 M$ |
| 8 | Karim Benzema | Football | ~ 104 M$ |
| 9 | Shohei Ohtani | Baseball (MLB) | ~ 102 M$ |
| 10 | Kevin Durant | Basket (NBA) | ~ 101 M$ |
Les points :
Le top du classement en un coup d’œil #
Trois noms dominent l’édition 2025. Voici ce qui distingue chacun d’eux, et d’où provient l’essentiel de leurs revenus estimés.
Cristiano Ronaldo
Stephen Curry
Tyson Fury
Lionel Messi
Le foot domine, mais autrement qu’avant #
Le football place trois représentants dans le top 10 : Cristiano Ronaldo (1er), Lionel Messi (5e) et Karim Benzema (8e). Point commun frappant : tous les trois ont quitté l’Europe pour des championnats à très forte capacité de paiement. Ronaldo et Benzema évoluent en Saudi Pro League (Al-Nassr et Al-Ittihad), tandis que Messi a rejoint la MLS américaine à l’Inter Miami.
Cette géographie n’a rien d’anodin. Les clubs saoudiens, soutenus par des fonds publics, ont relevé d’un cran le marché des salaires, attirant des superstars en fin de carrière européenne avec des émoluments difficiles à égaler ailleurs. Pour Messi, le modèle est différent : son salaire à Miami est plus modeste, mais il est complété par des accords commerciaux liés à la ligue et par un sponsoring personnel parmi les plus élevés du sport. Selon les estimations Forbes, ses revenus hors terrain dépassent désormais ses revenus de joueur.
NBA, NFL, MLB : la force des ligues américaines #
Si le football tient la tête, les ligues nord-américaines occupent la majorité du classement. La NBA place trois joueurs dans le top 10 : Stephen Curry (2e), LeBron James (6e) et Kevin Durant (10e). Le basket bénéficie d’un double moteur : des salaires garantis très élevés grâce aux contrats de la ligue, et un marché du sponsoring mondialisé, particulièrement développé pour des figures comme LeBron James, dont une large part des revenus provient de ses activités d’entrepreneur et de producteur.
Le football américain (NFL) est représenté par le quarterback Dak Prescott (4e), dont le contrat record avec les Dallas Cowboys explique l’essentiel des revenus estimés. Quant au baseball (MLB), il fait une entrée remarquée avec deux joueurs : Juan Soto (7e), porté par un contrat pluriannuel hors normes signé avec les New York Mets, et Shohei Ohtani (9e), phénomène japonais dont le sponsoring international est aussi spectaculaire que les performances.
Les légendes intemporelles du classement #
Le classement Forbes change chaque année, mais certains noms reviennent au fil des décennies. Tiger Woods, par exemple, a longtemps régné sur le palmarès : le golfeur américain a occupé la première place du classement à de très nombreuses reprises dans les années 2000 et 2010, porté par un sponsoring record qui a dépassé celui de la plupart des sportifs de son époque. Aujourd’hui moins présent en compétition, il continue de figurer parmi les athlètes les mieux rémunérés grâce à ses partenariats au long cours.
D’autres figures ont marqué le sommet du classement sur une saison précise. Le combattant irlandais Conor McGregor a ainsi été désigné sportif le mieux payé du monde par Forbes en 2021, porté par un combat à très forte bourse et par la vente d’une marque de whiskey lui appartenant. En Formule 1, Lewis Hamilton a figuré plusieurs fois parmi les pilotes et sportifs les mieux rémunérés, grâce à ses titres de champion du monde et à des contrats d’image dans la mode et le luxe. Le footballeur Neymar a longtemps été l’un des joueurs les mieux payés de la planète, avant que son passage en Arabie saoudite ne redistribue les cartes.
Dans le sport moderne, le contrat le plus lucratif ne se signe plus seulement sur le terrain, mais aussi avec les marques.
Ce que montrent ces trajectoires, c’est qu’un sportif ne reste pas éternellement en tête du classement. Une blessure, une fin de contrat, un transfert ou simplement l’avancée en âge font bouger les lignes. Mais une constante demeure : les athlètes capables de bâtir une marque personnelle forte tiennent souvent plus longtemps dans le haut du tableau que ceux qui dépendent uniquement de leur salaire sportif.
Comment Forbes calcule-t-il ces revenus ? #
Pour établir son palmarès, Forbes additionne deux grandes catégories. La première regroupe les revenus sur le terrain : salaires versés par les clubs ou les franchises, primes de performance, gains en tournois et bourses de combat. La seconde rassemble les revenus hors terrain : contrats de sponsoring, droits à l’image, apparitions, parts dans des entreprises et licences de produits dérivés. Les montants sont exprimés avant impôts et avant commissions versées aux agents.
C’est pourquoi ces chiffres doivent être lus comme des fourchettes informées plutôt que comme des montants exacts. Les sources varient (clubs, contrats publics, déclarations, estimations de marché), et un même athlète peut être crédité de revenus légèrement différents d’un média à l’autre. L’intérêt du classement n’est pas la précision au dollar près, mais la hiérarchie qu’il dessine entre disciplines, ligues et modèles économiques.
Il faut aussi garder en tête que les conversions de devises jouent un rôle. Forbes raisonne en dollars américains, tandis que les contrats sont parfois libellés en euros, en livres ou en riyals saoudiens. Selon le taux de change retenu au moment du calcul, un même salaire peut apparaître légèrement plus haut ou plus bas. C’est l’une des raisons pour lesquelles les versions françaises et anglo-saxonnes d’un classement présentent parfois des montants qui ne se recoupent pas au million près.
Enfin, ce palmarès évolue vite. Un transfert spectaculaire, un nouveau contrat de sponsoring ou l’organisation d’un combat à très forte bourse peuvent faire bondir un athlète de plusieurs places en une seule année. À l’inverse, une saison blanche pour cause de blessure peut faire chuter une star pourtant au sommet de son art. C’est ce qui rend le classement Forbes des sportifs les mieux payés aussi suivi : il est le miroir, année après année, d’un sport-business en perpétuel mouvement.
Questions fréquentes #
Quel est le sportif le mieux payé du monde ?
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Lionel Messi est-il toujours dans le top 5 ?
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Pourquoi Mbappé n’est-il pas dans le top 10 ?
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Ces montants sont-ils des chiffres officiels ?
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Quels sports paient le mieux aujourd’hui ?
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Sources : Forbes et données publiques. Estimations indicatives, article mis à jour régulièrement.
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