Les Israéliens n’ont plus de munitions : vont-ils accepter un cessez-le-feu bientôt à Gaza ?

La situation à Gaza est tendue alors que les Israéliens se retrouvent à court de munitions. La question qui se pose désormais est la suivante : vont-ils accepter un cessez-le-feu dans un avenir proche ?

Les généraux israéliens plaident pour un cessez-le-feu à Gaza #

Les plus hauts gradés de l’armée israélienne sont favorables à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, même si cela implique de laisser le Hamas intact pour l’instant. Cette position marque un écart notable par rapport au Premier Ministre Benjamin Netanyahu, qui s’oppose farouchement à une trêve permettant la survie du Hamas. Selon plusieurs responsables de la sécurité, tant actuels que passés, les généraux estiment qu’une trêve serait la meilleure solution pour libérer les quelque 120 Israéliens encore détenus à Gaza, qu’ils soient morts ou vivants.

Une armée sous-équipée pour continuer le combat #

Après la guerre la plus longue qu’Israël ait connue depuis des décennies, l’armée se trouve sous-équipée et épuisée. Les généraux pensent que leurs forces ont besoin de temps pour se récupérer en cas de déclenchement d’une guerre terrestre contre Hezbollah, la milice libanaise engagée dans des combats de faible intensité avec Israël depuis octobre. Une trêve avec le Hamas pourrait également faciliter un éventuel accord avec le Hezbollah, qui a déclaré continuer à frapper le nord d’Israël tant que les combats se poursuivront dans la bande de Gaza.

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Des divergences profondes avec Benjamin Netanyahu #

La direction militaire israélienne, composée de hauts gradés incluant le chef d’état-major Herzi Halevi, se heurte de plus en plus à la position de Netanyahu qui refuse de formuler un plan post-guerre. Cette absence de plan a créé un vide de pouvoir dans l’enclave de Gaza, obligeant les forces israéliennes à retourner combattre dans des zones auparavant nettoyées des combattants du Hamas. Eyal Hulata, ancien conseiller à la sécurité nationale d’Israël, souligne que l’armée est en faveur d’un accord de libération des otages et d’une trêve, car elle pense pouvoir reprendre le combat contre le Hamas ultérieurement si nécessaire.

La fatigue des troupes et l’opinion publique #

Les statistiques militaires révèlent que plus de 300 soldats ont été tués à Gaza, bien moins que ce que certaines prédictions militaires envisageaient avant l’invasion. Cependant, plus de 4 000 soldats ont été blessés depuis octobre, un chiffre dix fois supérieur à celui de la guerre de Gaza en 2014 qui n’a duré que 50 jours. Un nombre inconnu de soldats souffrent de stress post-traumatique. Cette situation accentue la frustration au sein de l’armée, comme en témoigne le porte-parole militaire, le contre-amiral Daniel Hagari, qui a publiquement critiqué l’idée que le Hamas pouvait être éradiqué facilement.

Les prochaines étapes pour Israël #

La question reste de savoir comment cette situation évoluera. L’incapacité à articuler un plan pour l’après-guerre et les besoins critiques en munitions et en ressources humaines rendent de plus en plus plausible l’idée d’un cessez-le-feu. En attendant, la pression continue de monter tant au sein de l’armée que parmi l’opinion publique israélienne en faveur d’une solution permettant de sortir de cette impasse prolongée et coûteuse.

@_mini_ademo

J’vise un « cessez le feu » ♬ son original – user20148186142

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